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LE TUBELESS EN VTT 
tubeless
Passer
en tubeless ?
Voilà une question à
aborder car souvent posée par les
vététistes.
J’avoue, c’est un peu la jungle et on
s’aperçoit malheureusement qu’il y a
beaucoup de flous et de fausses idées sur ce concept, et de
nombreux riders venant me voir me rapportent beaucoup de
témoignages, et souvent, même les professionnels
du cycle, non pratiquants du tubeless ou carrément de VTT,
souvent issus de la vieille école, n’ont pas les
clés pour conseiller au mieux.
Je vais tenter, méthodiquement, de vous détailler
ces montages et de vous éclairer de ma lanterne. Le sujet
est vaste et même si vous avez tout compris à
l’issue, il restera la pratique. Et comme dit la devise
d’un ami forumer et grand technicien du cycle, es-doctor en
roues : « En
théorie il n’y a pas de différence entre la
théorie et la pratique mais en pratique il y en a.
»
J’ai essayé il y a quelques années (2000), et je
suis toujours équipé tubeless, presque 10 ans
après, convaincu par cette technologie.
J’ai évolué, en suivant les évolutions
technologiques, dans le choix des équipements. Au
début, le tubeless est intéressant car il est plus sympa de
s’apercevoir le lendemain que l’on a crevé la veille que de
s’arrêter réparer dans la brousse.
Avec l’évolution des matériels et
matériaux, on s’aperçoit seulement lorsqu’on
change de pneu que celui ci est flanqué de plusieurs
épines, c’est donc super cool.
Le principal ennemi du tubeless est sa difficulté
à être réparé, seulement,
depuis que j’utilise un produit anti-crevaison, hé bien je
ne répare plus !! Les produits préventifs ne sont
pas miraculeux non plus et une déchirure de pneu peu
être plus difficile à gérer, nous
verrons plus loin les solutions existantes.
J’ai utilisé plusieurs types de roues types de roues: des
Mavic Crossmax SL UST, des roues DT jantes 4.2D, et un montage
artisanal avec des jantes Stan NoTubes ZTR 355. J’en ai aussi
préparé pas mal pour les transformer à
l’aide de kits tubeless. Toutes ces roues sont
montées avec des pneus tubetypes (prévus avec
chambres à air) mais en notubes, sans chambre à
air, avec du liquide préventif.
Soit, le poids light d’un pneu tubetype, plus léger qu’un
tubeless et avec l’économie « pondérale
» de la chambre à air.
Avant d’aller
plus loin, faisons un point sur le vocabulaire spécifique :
Tubetype
: se dit d’un pneu normal. Ces pneus peuvent
aller du bas de gamme comme vers les pneus légers et
performants, d’un prix très supérieur.
C’est bien sûr la gamme de pneus
proposée la plus large. Il est cependant possible de monter
ces pneus sans chambre, sous certaines conditions.
Tubeless
: se
dit d’un pneu étanche, monté sans
chambre à air, tubeless signifiant « sans chambre
». Ce pneu est fabriqué avec un type de
tringles spécifiques (pour permettre un montage
étanche sur les gorges des jantes), et toute son enveloppe
interne est enduite pour qu’elle soit étanche. Du
fait de ses tringles spécifiques et de son
étanchéité (plus de
matière), ce pneu est plus lourd qu’un pneu
normal, dit tubetype.
Montage
notube : j’emploierai ce terme pour parler du
montage d’un pneu tubetype sur une jante étanche,
sans chambre à air, tout comme un pneu tubeless.
Tubeless
Ready : c’est un pneu hybride, il a une
enveloppe non étanche (comme le tubetype) mais comprend des
tringles compatibles au montage tubeless (la plus connu
étant les tringles standard UST). Ce pneu reste plus lourd
qu’un pneu tubetype de compétition, mais plus
léger (de 100 g environ) qu’un pneu tubeless.
Scotch
(tape) : bande auto-collante qui remplace le fond de jante
classique et rend les jantes classiques étanches, pour
permettre un montage notube.
Vous suivez, allez, on y va doucement, ça va se corser.
Flap
: bande de caoutchouc, comprenant une valve, qui se pose
sur le scotch, dans la jante. Cet accessoire permet à un
pneu tubetype de se monter sur une jante classique, sans chambre
à air. La jante est rendue étanche par le scotch,
le pneu sera étanché par le préventif
et le flap permet au pneu d’adhérer aux gorges de
la jante. Un pneu tubetype, monté sans flap sur une jante
classique, risque de déjanter lors d’un appui,
saut ou passage en dévers. Le flap compense le fait que le
pneu n’ai pas de tringles spécifiques lui permettant de
« se cliper » sur les gorges de la jante.
Valve
démontable : valve qui est placé
dans la chambre, sur le scotch, qui prend la place de la valve
d’une chambre à air. Pour la placer, il suffit de
percer le scotch à l’emplacement du trou (percer
avec un tournevis cruciforme et ne pas faire de croix à
l’aide d’un cutter. Cette valve est le plus souvent
de type Presta (petite valve) et l’obus de valve se
démonte, permettant entre autres, d’injecter du
latex dans le pneu, sans décliper ce dernier. Ne jamais
serrer ces valves avec un outil lors du montage, seulement à
la main.
Stan
: autant en parler de suite, Stan Notubes est
une marque américaine qui est réputée
pour son latex préventif et ses jantes. Les jantes Stan ont
un profil spécifique, déposé, qui
permet le montage de pneus tubetype en montage notube sans
l’ajout de flaps. Le profil rabaissé permet aux
tringles de pneu d’épouser parfaitement la jante
et de se caler parfaitement. Donc l’avantage de ne pas
utiliser ni de chambre, ni de flap, avec des pneus tubetypes
légers, sur des jantes légères. Ces
jantes sont classiques, des « fausses tubeless »
qui sont rendues étanches par l’ajout du scotch en
guise de fond de jante.
Latex
: le produit miracle qui reste à
l’état liquide dans le pneu, et qui, avec ses
petits bras musclé, va boucher les trous lors de vos
crevaisons. Bien sûr, il faudra
régulièrement (tous les 3 à 6 mois
selon les marques), ajouter du latex dans vos pneus car ce dernier va
se périmer, sécher, et vous en perdrez lors des
crevaisons. Ma préférence va aux produits
spécifiques VTT, plus performants que les recettes latex
artisanales, surtout en terme de maintien de l’aspect initial
et efficacité à la longue. Certains latex
sèchent très rapidement (évaporation de
l’eau) et forment des « bouloches » de
latex totalement inefficaces.
Le latex permet aussi d’étancher (ou
étanchéifier) les pneus tubetypes ou Tubeless
Ready. Il va boucher les porosités des pneus et les rendre
ainsi imperméable à l’air, les
transformant en tubeless.
Il sera indispensable aussi dans les pneus tubeless, bien
qu’ils soient étanches, le latex agira lors des
crevaisons.
Il existe des « recettes de grand-mères
» pour fabriquer vous même des latex à
base d’eau et de latex d’atelier, mais ces
mélanges, pour en avoir essayé quelques uns, ont
la fâcheuse tendance de mal vieillir, l’eau
s’évapore vite, le mélange ne reste pas
homogène, les grumeaux deviennent inefficaces. Je suis
revenu aux latex du commerce avec le très bon The Solution
de Stan (US), ou le Caffélatex, d’Effetto Mariposa
(IT).
Nous pouvons maintenant parler des avantages du tubeless et des
possibilités offertes soit par le changement des roues ou la
transformation de vos roues.
MONTAGE :
Il faut savoir qu’il est possible, à
l’aide du kit adéquat, de modifier
n’importe quelle paire de roue VTT (ou presque) pour rouler
en tubeless. Je dis « presque » car
j’entends des vraies roues de vrais VTT et non pas de
vélos de supermarché qui n’on de
tout-terrain que l’appellation.
Pour cela, il suffit d’acheter un kit adéquat
complet (JOE’S NoFlats, Stan, Caffelatex…), suivre
les instructions de montage, et le tour est joué. Prendre
une roue, démonter, pneu, chambre à air, fond de
valve, dégraisser l’intérieur de la
jante, puis placer le scotch (attention, on s’applique !),
les valves et en fonction du choix des pneus, soit monter des flaps
avec des tubetypes, soit monter des pneus tubeless ou tubeless ready.
NE PAS UTILISER DE DEMONTE PNEU, monter à la main.
Lors du premier gonflage, il est nécessaire
d’utiliser un compresseur puissant pour caler le pneu.
Quelques rares pneus se mettent en place avec une pompe à
pied.
Le latex (environ 60 à 80 ml par pneu) est mis dans le pneu
avant gonflage, ou après. Dans le cas d’une pose
après gonflage, on démontera la valve pour y
mettre le latex. Revisser l’obus de valve et gonfler
à nouveau à la bonne pression.
Lors du premier gonflage, on n’hésitera pas
à humidifier les tringles du pneu avec de l’eau et
du produit vaisselle pour faciliter la pose. On gonflera suffisamment
pour que les tringles plaquent bien les bords de la jante (certains
types de pneu « claquent » pour signifier
qu’ils sont en place.
Si votre pneu n’est pas un tubeless, du latex va
s’échapper par les porosités du pneu et
aux zones de contact entre les tringles et la jante, c’est
normal, le latex étanche l’enveloppe interne du
pneu.
Une fois le pneu en place et le latex installé, ajuster la
pression (il faut parfois dégonfler
légèrement), respectez les prescriptions de
pressions inscrites sur les pneus.
Ensuite, roulez un peu pour faire agir le latex partout (quelques
centaines de mètres). Attendez une nuit, vérifiez
la pression le matin. Si besoin, regonflez et si besoin, rajoutez du
latex. Roulez à nouveau un peu et recommencez si la pression
ne tient pas. Certains pneus sont assez long à
s’étancher.
Mon pneu ne garde pas la pression
: il faut identifier l’origine de la fuite. Soit
vous entendez la fuite, dans ce cas, le travail est
facilité. Si la fuite vient de la valve, tentez de resserrer
la vis de maintien de la valve mais sans outil.
ATTENTION : ce n’est pas parce que la fuite vient de la valve
que le problème a cet origine. En effet, ce peut
être le scotch qui soit mal placé sur le
diamètre de la jante qui permette une fuite
d’air. Le scotch a pu bouger lors du placement du
penu et créer une brèche. Ainsi, l’air
passe sous le scotch, puis entre les 2 parois de la jante pour sortir
à la valve.
Si le problème vient du plaquage de la valve, le latex
bouchera rapidement les imperfections. Si c’est le scotch qui
s’est déplacé, il faudra refaire tout
à zéro.
AVANTAGES
:
Le tubeless a été annoncé
révolutionnaire il y a plus de 10 ans et a eu beaucoup de
mal à démarrer. Lourd au départ, il
n’a pas convaincu les pratiquants assidus. Curieux de cette
technique, j’ai tenté le « passage
» et grâce aux évolutions,
j’avoue maintenant que j’aurais du mal à
rouler à nouveau en chambres.
Les arguments avancés à
l’époque sont aujourd’hui
vérifiés : meilleure adhérence,
meilleur confort et meilleur rendement ; meilleure
sécurité.
L’adhérence est meilleure car en tubeless, on
roule moins gonflés qu’avec une chambre. Ainsi ,
le pneu épouse mieux le terrain, pour un meilleur grip, sans
avoir peur de crever par pincement.
Pour les mêmes raison de pression dans les pneus, le confort
est meilleur, quant à la sécurité, on
évite les crevaisons rapides dues aux talonnements
et perforations qui pouvaient s’avérer
dangereuses en descente avec des chambres à air.
Ensuite, dans certaines régions, il a permis de beaucoup
moins crever par perforations, et ça, c’est quand
même un sacré plus. Fini les
entraînements pour changer une chambre en 3 minutes et les
réparations ultérieures à la rustine.
En
cas de crevaison, comment cela se passe ?
Lorqu’une épine ou équivalent se fiche
dans votre pneu, soit elle reste plantée, soit elle y fait
un trou. Si elle reste plantée, contrairement au montage
chambre à air, votre pneu ne vas pas crever, c’est
toute l’astuce du tubeless. Si il y a un trou, le latex va le
reboucher. Vous allez percevoir la fuite grâce au
«pssss » de l’air
s’échappant du pneu avec le latex, puis, au bout
de quelques tours de roues, plus de bruit, le latex aura fait son
œuvre.
En fonction de la grosseur du trou et du temps proportionnel que le
latex aura mis à réparer, il se peut que vous
ayiez perdu un peu de pression. Vous pouvez décider de finir ainsi, si
ce n’est pas trop pénalisant, ou vous
arrêter rajouter quelques coups de pompe.
Truc de Pat :
j’utilise une mini-pompe LEZYNE Alloy Drive qui a la
particularité d’avoir un embout à
l’ancienne. Cet embout caoutchouc, compatible Shraeder et
Presta, évite de tordre l’obus de la valve lors du
gonflage, comme peuvent le faire des mini-pompes qui
s’emboîtent directement.
Si le latex ne rebouche pas votre perforation, c’est soit que
le diamètre du trou est trop important, soit que vous
n’avez plus de latex dans votre roue.
Si vous roulez depuis quelques sorties ou quelques mois avec le
même latex, soit il s’est
périmé (durée variable selon marques
et conditions extérieures), soit vous n’en avez
plus (il a séché ou la quantité
insuffisante) car vous en avez perdu sur les crevaisons
précédentes.
Veillez donc à renouveler votre latex, surtout avant les
compétitions et épreuves importantes.
Truc de Pat :
Pour ne pas me faire surprendre, j’emporte toujours avec moi
un petit flacon de 57 ml de latex Stan dans ma trousse à
outil. Flacon réutilisable et de petit volume.
Si je crève et que je n’ai plus de latex dans ma
roue, il suffit de démonter l’obus de ma valve,
injecter le latex par l’embout étroit du flacon,
revisser l’obus et gonfler. Ainsi, je n’ai pas eu
à déclipser mon pneu, les tringles restent en
place et le gonflage est ainsi facilité.
Si votre trou est trop important : Là, on revient aux bonnes
vieilles méthodes, on met une chambre à air et on
repart ! !
Et avant de placer la chambre à air, on n’oubliera
pas le bon réflexe de vérifier
l’intérieur du pneu pour voir si il n’y
a pas des clous qui dépassent…
Truc de Pat :
vous l’avez compris, ce n’est pas parce que
l’on adopte le tubeless que l’on abandonne la
chambre à air de rechange dans le sac ! Celle-ci peut vous
être utile aussi, sur un incident plus rare qu’est
le déjantage ou le gros « poc » sur une
jante qui empêcherai
l’étanchéité.. Si vous
n’arrivez pas à replacer le pneu avec votre pompe
de poche, le seul moyen de continuer sera l’installation
d’une chambre.
En raid aventure, l’ensemble de l’équipe
ISSY AVENTURE roule en tubeless mais sur les grosses section de VTT,
nous emportons toujours une à deux chambres à air
par teamer car nous ne connaissons jamais à
l’avance le type de terrain, surtout à
l’étranger,et les sections peuvent être
très longues et il serait vraiment très rageant
d’être bloqué sur ce type de souci
technique.
Déchirure :
c’est un problème qui se gère
également facilement si vous avez emmené le
minimum nécessaire.
Pour cela, 2 solutions. La première consiste à
placer une chambre à air, comme indiqué
précédemment. La chambre à air aura
tendance, au gonflage, à dépasser par
la « fenêtre »
créée par la déchirure. On prendra
soin de placer sur cette déchirure, à
l’intérieur du pneu, un patche pour
protéger la chambre à air.
Pour une déchirure inférieure à 1 cm,
vous pouvez utiliser des mèches, tout comme pour les
réparations de pneus automobile. Il existe des kits (kit
Weldtite disponible sur withspirit.fr) comprenant le
nécessaire pour réparer vos pneus. Cela marche
très bien, j’ai roulé 3 mois avec un
pneu retapé avec une mèche et il a tenu
parfaitement.
Truc de Pat :
dans ma trousse de réparation, j’emmène
toujours un bout de chambre à air pour boucher une
éventuelle déchirure mis à
l’intérieur du pneu, entre la chambre à
air et le flanc du pneu). Si vous n’en avez pas, un
bout de carton, de plastique, d’emballage de gel
énergétique, de tissu fera l’affaire.
Il est aussi possible d’emporter une grosse aiguille
avec un peu de fil solide et de suturer le pneu.
Ces « bricolages en urgence» restent
très provisoires et l’idéal est de
réparer une fois chez soi avec une mèche, ou
changer le pneu si la déchirure est trop importante.
Déjantage :
comme vu ci-avant, si votre pompe ne permet pas la remise en place du
pneu en montage notube, il est nécessaire de placer une
chambre à air.
Certains pneus, notamment des tubeless ou tubeless ready peuvent se
remettre en place sur le terrain. (Ces pneus déjantent
à la condition d’avoir une grosse crevaison qui
permette une grosse fuite d’air et que vous ayiez
insisté à piloter avec trop peu d’air
sans réajuster la pression et que les contraintes du terrain
vous fasse déjanter).
Truc de Pat :
Un moyen de replacer ces pneus sans mettre de chambre à air
sur le terrain est l’emploi d’une cartouche de CO2.
L’envoi massif d’air par ce moyen peut
permettre au pneu de se remettre en place dans les gorges de la jante.
Préalablement, on se sera assuré que le pneu ne
soit pas déchiré et qu’il
reste du latex dans le pneu.
|
Jante classique (tubetype) |
Jante tubeless |
Jante type Stan * |
| Avec valve |
Avec flap** |
Avec valve |
Avec flap |
Avec valve |
Avec flap |
| Pneu
Tubeless |
OUI, avec latex |
NON |
OUI, avec latex |
NON |
OUI, avec latex |
NON |
| Tubeless
Ready |
OUI, avec latex |
NON |
OUI, avec latex |
NON |
OUI, avec latex |
NON |
| Normal
(Tubetype)*** |
Non
recommandé |
OUI, avec latex |
Selon pneus |
OUI, avec latex |
OUI, avec latex |
Selon pneus |
* : Jantes de la marque Stan (Olympic, ZTR, Race, Podium,
Alpina…) ou de profil identique American Classic 2010).
** : Les flaps comprennent une valve.
*** : Certains pneus, comportant des flancs trop souples et fragiles
sont déconseillés par les fabriquants de kits
tubeless.
Le latex a double nécessité pour les
pneus tubetype et tubeless ready puisqu’il étanche
le pneu, ensuite, le reste de latex qui reste à
l’état liquide permettra d’obturer les
futures crevaisons.
Dans le cas d’un pneu tubeless, même si le pneu est
étanche, il faut impérativement mettre du latex
dans le pneu en guise de préventif pour boucher les
perforations. Si l’objet ou épine responsable de
la crevaison reste dans le pneu, vous pourrez continuer à
rouler si vous n’avez pas de latex, mais si le trou est
libre, sans latex, vous serez immobilisé.
Les combinaisons et possibilités, vous pouvez le constater,
sont très nombreuses. Il vous faudra composer pour le choix
roues/pneus, avec votre budget, votre type de pratique, votre pilotage
et votre poids, votre terrain de jeu ou les conditions climatiques. Il
faudra de longues réflexions pour choisir une paire de roues
réunissant les qualités de
légèreté, performance et
solidité. Une très bonne paire de roue est la
combinaison de tous ces facteurs.
L’idéal serait d’avoir 2 paires de
roues, une pour les entraînements et les raids (assez
légère, vers 1500 gr et solide, permettant un
montage de tous type de pneus) et une très
légère, pour les courses pures VTT ou la
performance en vitesse est primordiale.
C’est le choix vers lequel je m’oriente pour ma
saison 2010. J’ai choisi une paire de roues Hope
(1450 g) avec moyeux Hope Pro 3
(fixation disque 6 trous), 24 rayons DT Révo et jante Stan ZTR 355
pour tous les jours et les raids.
Quant aux courses « spéciales » comme
l’Ultimate XC au Canada ou la MB Race (tour du Mont Blanc
à VTT avec 140 km et 6000m D+), je chausserai une paire de
roues Stan
avec jantes Podium
MMX (1210 g).
Selon le choix des montages de roues et choix de pneus, sur une base de
bonne roues d’origine, on peut gagner plus de 600 g sur un
VTT, soit un gain de poids énorme, sachant que ce
poids est gagné sur des masses en mouvement, voire en
périphérie des roues pour le gain sur les jantes
et pneus.
Le comportement d’un VTT peut changer radicalement selon les
roues qui l’équipent, avec les performances qui
vont avec !
Conclusion
:
Pour avoir essayé le tubeless il y a maintenant 10 ans,
j’avoue avoir eu quelques doutes au début.
Aujourd’hui, la technologie générale,
les latex, pneus, roues sont très performants et le doute
n’existe plus, le tubeless apporte vraiment un plus
indéniable.
Alors, faites le pas, osez le tubeless !
Retrouvez sur
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matériel nécessaire pour vos roues, pour les
transformations ou pour trouver des latex efficaces, testés
et approuvés par le TESTeam
withspirit et le team ISSY
Aventure.
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